A peine 10 jours avant les municipales, le CSA constatait de gros déséquilibres entre les temps de parole accordés à chaque candidat ou à chaque parti.

Le CSA est chargé de contrôler l’égalité des temps de parole des candidats aux élections municipales dans les médias. A cet effet, il a analysé les temps de parole entre le 10 février et le 7 mars 2014 sur la totalité des chaînes de télévision et de radio. Il a constaté qu’il y avait certains déséquilibres qui n’avaient pas encore été compensés, notamment dans certaines circonscriptions où seules une à deux listes avaient bénéficié d’un accès à l’antenne.

Le gendarme de l’audiovisuel a appelé les médias dans un communiqué à « la nécessité de poursuivre leurs efforts afin que le principe d’équité soit respecté ». De plus, le PCF (Parti Communiste Français), a demandé à être reçu par le CSA pour se plaindre du manque de couverture dont il faisait preuve. Selon le CSA, ce manque de couverture médiatique « tiendrait le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, à l’écart des grands carrefours médiatiques audiovisuels (journaux télévisés nationaux et matinales radiophoniques) ». Les représentants du PCF ont aussi « souligné quelques déséquilibres, à leurs yeux, concernant les circonscriptions de Montreuil, Dieppe, Marseille et Le Havre où ils relèvent une tendance à la bipolarisation des enjeux par les médias » qui laisserait de côté les candidats communistes.

Le PCF n’est pas le seul dans ce cas-là puisque dans un tweet posté par Mace-Scaron Joseph, on s’aperçoit que l’UDI n’a eu aucun temps de parole sur les chaînes d’information en continu BFMTV et LCI et de même pour la Lutte Ouvrière. Le Front National, quant à lui, a disposé d’un temps de parole sur toutes les chaînes du PAF, allant même jusqu’à monopoliser 43% du temps de parole sur la chaîne nationale BFMTV.

Qui a dit que l’équité était respectée ?